Après une conférence inaugurale sur la thématique des terres rares, les projets lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt pour les actions de formation ainsi que les lauréats de l’appel à projets de recherche ont été présentés.
Les chantiers régionaux et les projets ciblés se sont succédé pour présenter leurs résultats de l’année 2025 et leurs objectifs pour 2026. Un long moment dédié aux posters de tous les projets a permis d’approfondir les échanges entamés suite aux présentations
L'ensemble des présentations de cette journée sont disponibles sur cette page.
Conférence inaugurale
L’expertise scientifique collective (ESCo) "vers une utilisation responsable des terres rares tout au long de leur cycle de vie : quelles perspectives en termes de sobriété, recyclage et mode de production ? » analyse, à travers la littérature scientifique, les enjeux stratégiques associés à ces éléments indispensables à de nombreux secteurs industriels, notamment les énergies renouvelables, le numérique, les transports, la santé ou la défense. Depuis 2015, la production mondiale de terres rares a fortement augmenté, portée en partie par la transition énergétique et numérique. Toutefois, leur chaîne d’approvisionnement reste très concentrée, la Chine assurant aujourd’hui l’essentiel de l’extraction et du raffinage. Malgré leur relative abondance géologique, ces éléments sont considérés comme critiques en raison des risques géopolitiques, économiques et environnementaux liés à leur exploitation. La littérature analysée dans le cadre de cette ESCo met en évidence les impacts environnementaux et sanitaires importants associés à l’extraction et au traitement des terres rares, notamment en raison de leur association avec d’autres éléments, y compris radioactifs.
Plusieurs leviers sont identifiés pour renforcer la souveraineté de la France et de l’Europe tout en réduisant les impacts socio-environnementaux de leur exploitation : réduction de la demande par substitution technologique et sobriété d’usage, développement du recyclage via la « mine urbaine », et exploration de ressources primaires ou secondaires, incluant les déchets miniers et industriels. L’amélioration de la traçabilité, la structuration de filières de recyclage et le développement d’outils juridiques adaptés constituent également des priorités. La littérature rappelle également que les contestations vis-à-vis des projets miniers émergent de l’absence d’un débat préalable sur l’opportunité même du développement de nouvelles mines (pour quels usages ? Au bénéfice de qui ? À quel coût social et environnemental ?). Ces contestations ne sont pas résolues par de simples démarches pédagogiques ou compensatoires destinées aux populations locales affectées.
Dans ce contexte, le programme PEPR Sous-sol, bien commun apporte une contribution complémentaire et structurante. Bien qu’aucun projet ne soit exclusivement consacré aux terres rares, la thématique est abordée de manière transversale dans plusieurs chantiers scientifiques. Des travaux menés dans le Massif central et en Guyane étudient notamment la distribution, la mobilisation et le potentiel géologique des métaux critiques, dont les terres rares, dans différents contextes géologiques.
Le programme développe également des outils de modélisation de la demande future, d’analyse environnementale et d’évaluation économique des ressources, intégrant les dimensions sociales, juridiques et de gouvernance. Cette approche systémique vise à éclairer les politiques publiques et à contribuer à la souveraineté européenne en matière de ressources critiques, tout en promouvant une exploitation responsable et durable du sous-sol.
Actualités du programme
Cécile Robin (Université de Rennes), a présenté les projets lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt du volet formation.
Appels à projets
Présentation de Pierre Nehlig (BRGM) et Xavier Arnauld De Sartre (CNRS).
Le programme de recherche Sous-sol, bien commun, repose sur une approche pluridisciplinaire articulée autour de trois axes principaux : l’évaluation des besoins futurs en ressources et usages du sous-sol, l’amélioration de la connaissance des potentiels du sous-sol et l’analyse des conditions environnementales, sociales et juridiques de son exploitation et utilisation.
Il est structuré autour d’appels à projets ouverts et d’appels à manifestation d’intérêt. Le premier appel à projets, lancé en 2024, a permis de sélectionner 8 projets couvrant des thématiques variées telles que l’exploration des ressources minérales, la géothermie, l’hydrogène naturel ou encore l’innovation technologique pour l’exploitation responsable des ressources. (lien vers la page des nouveaux projets)
Un second appel à projets sera ouvert en début d’année 2026 afin de développer de nouvelles approches scientifiques et technologiques. Les thématiques prioritaires incluent :
- Pour l’évaluation des besoins : la prise en compte des dimensions sociales et environnementales dans les modèles numériques, l’emboitement d’échelles avec la prise en compte de l’hétérogénéité des territoires dans les scénarios et des stratégies nationales et internationales d’échanges et de sécurisation d’approvisionnement.
- Concernant l’évaluation du potentiel : la modélisation géologique 3D du sous-so national, l’imagerie et les traitements géophysiques et les nouvelles technologies d’exploitation et de valorisation responsables des ressources minérales et géo-énergies.
- À propos des conditions de durabilité, de gouvernance et de politisation : les logiques d’usage du sous-sol et leurs contestations, les impacts environnementaux de ces usages et l’impact de l’historique des exploitations passées dans les décisions contemporaines.
Actions de formation
Présentation par Cécile Robin (Univesité de Rennes).
Le volet Formation du PEPR vise à sensibiliser et former l’ensemble de la société aux enjeux liés au sous-sol, depuis sa caractérisation scientifique jusqu’à ses dimensions économiques, juridiques et sociétales, dans le contexte de la transition énergétique.
Pour structurer cette ambition, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a permis de recueillir 38 propositions couvrant l’ensemble du territoire national et s’adressant à des publics variés, notamment les élèves, étudiants, enseignants, acteurs socioéconomiques et décideurs publics. Les projets déposés privilégient des approches pédagogiques complémentaires, combinant outils numériques, apprentissages de terrain, dispositifs documentaires, jeux sérieux et formation des formateurs.
Trois projets structurants ont émergé :
- Le projet AGT (Apprendre la Géologie sur le Terrain) développe des écoles de terrain ouvertes à tous les publics afin de favoriser l’apprentissage in situ des enjeux liés aux ressources du sous-sol, en lien avec des territoires emblématiques tels que le Morvan, la Guyane ou le Bassin parisien.
- Le projet GéoRev propose des outils immersifs de visualisation en réalité virtuelle permettant d’explorer paysages et structures géologiques, facilitant ainsi l’appropriation des connaissances par différents publics.
- Le projet SensMaTer vise à renforcer la compréhension des impacts matériels et territoriaux liés à l’exploitation des ressources, notamment à travers des actions de sensibilisation, des expositions et des formations dédiées aux métiers émergents.
Au-delà de ces initiatives, ce volet formation favorise la structuration d’un réseau national d’acteurs de la formation et de la médiation scientifique. Il contribue également à cartographier les formations existantes et à identifier les besoins en compétences, afin de renforcer la cohérence et la visibilité des actions pédagogiques liées aux sciences du sous-sol.
Chantiers régionaux
Chantier régional Massif central
Présentation par Florence Cagnard (BRGM), Sylvie Becerra (CNRS) et Bastien Huet (post-doctorant) de l'avancement du projet en 2025.
Le chantier régional sur le Massif Central adopte une approche transdisciplinaire pour explorer les conditions sociales et géologiques dans lesquelles cette région peut contribuer aux transitions actuelles. L'objectif est de créer une connaissance partagée du sous-sol à l'échelle locale et régionale, en rassemblant des experts des sciences humaines et sociales, de l'économie, du droit et des géosciences.
Le projet s'articule autour de deux questions majeures :
- l'exploration des métaux critiques et la possibilité d'un renouveau minier dans le Massif Central, avec une réévaluation des modèles métallogéniques et une analyse des dimensions sociales et économiques de cette éventuelle relance minière ;
- l'étude de la géothermie profonde comme ressource énergétique pour l'avenir, en examinant comment cette technologie peut être intégrée dans des scénarios de développement territorial durable.
Le projet examine également la territorialisation du droit minier et explore des modèles innovants de gouvernance inclusive des territoires, en questionnant les rapports de force entre différents acteurs et les représentations sociales des ressources.
Chantier régional Fossé rhénan
Présentation par Jean Schmittbuhl (CNRS) de l'anvancement du projet en 2025.
Les travaux menés dans le chantier régional Fossé Rhénan ont permis plusieurs avancées notables réparties dans ses trois grands axes de travail. Concernant le travail de mesure de déformation et de sismicité, l'installation de trois inclinomètres au fort de Schoenenbourg a été réalisée, dont deux ont été mis en service en avril 2025. Ces instruments ont permis d'acquérir des enregistrements précoces révélant des signaux liés aux marées terrestres et à des événements transitoires à différentes échelles de temps.
Le groupe de travail sur le modèle géologique du Fossé rhénan lié au lithium, a vu la mise à disposition du modèle géologique 3D de la partie française du Fossé rhénan (projet CUPIDON BRGM), avec la publication du fichier du modèle GEORG. Un travail important a également été mené sur la caractérisation du lithium géothermique, avec une mise à jour des concentrations de Li dans les saumures et une estimation des ressources potentielles, confirmant des gisements parmi les plus importants au monde.
Enfin, sur la thématique de l’acceptabilité de la géothermie profonde et de la recherche et innovation responsable, ont été explorées les dimensions sociales et de gouvernance des projets géothermiques. Cela inclut une analyse des images publiques du sous-sol, des débats sur les projets de lithium en Alsace du Nord, et une étude des conditions d'une innovation responsable, avec notamment une convention avec l'INA pour l'analyse d'archives audiovisuelles et la préparation d'une enquête sur les perceptions publiques en 2026.
Chantier régional Guyane (GOYAVES)
Présentation par Yann Gunzburger (Université de Lorraine) et Fenintsoa Andriamasinoro (BRGM) de l'anvancement du projet en 2025.
Le chantier régional Guyane (GOYAVES) a débuté son travail en 2025 avec une collecte active de données par des méthodes pluridisciplinaires : pédologie, géochronologie, entretiens, iconologie politique, photographie et analyse historique. Des recrutements ont été réalisés (thèse, deux post-docs, chaire universitaire), marquant un ancrage solide du projet dans le milieu académique.
Les premiers ateliers de terrain se sont déroulés en octobre 2025 et les prochains sont prévus en octobre 2026. Ils réunissent une équipe multidisciplinaire et favorisent des échanges approfondis avec les acteurs locaux (mineurs, ONF, GCC, DGTM, OFB, etc.), avec les enjeux de traduction inhérent à la diversité culturelle locale. L’objectif est de comprendre la perception du territoire, des ressources et des relations au sous-sol et à la forêt par les acteurs locaux, ainsi que leurs interactions.
La méthodologie combine des outils qualitatifs et sensibles : repérage, entretiens, photographie dialogique (où les participants choisissent la mise en scène) et une approche historique appuyée par des archives de la BNF. À ce jour, 17 entretiens ont été menés, et un travail photographique a été amorcé.
Les prochaines étapes incluent un croisement méthodologique en février 2026 avec le projet ANTICIP la manière de penser le futur (2040) et les outils de scénarisation et le lancement du projet « Artémis » en 2026 dans le cadre du PPR Outre-mer. Un projet d’école d’été est également prévu en 2027, renforçant la dimension de formation et de partage des connaissances.
Chantier régional Bassin aquitain (AquiBEAT)
Présentation par Jean-Paul Callot (Université de Pau et des Pays de l'Adour) de l'anvancement du projet en 2025.
Le projet AquiBeat étudie le bassin d’Aquitain pour accompagner la transition énergétique, en explorant son potentiel en géoressources profondes, notamment pour le stockage d’hydrogène et de CO₂, la géothermie et l’exploration de nouvelles ressources énergétiques.
Le premier volet du projet vise à améliorer la connaissance géologique du bassin en développant une base de données intégrée et un modèle géologique déterministe des formations mésozoïques et cénozoïques. Ces travaux permettent d’évaluer les propriétés des réservoirs profonds, notamment dans les formations jurassiques et crétacées, avec des applications potentielles en géothermie profonde.
Le second volet porte sur l’exploration de ressources énergétiques émergentes, en particulier l’hydrogène naturel. Les recherches combinent approches géochimiques, géophysiques, minéralogiques et microbiologiques afin d’identifier les mécanismes de formation et de migration de l’hydrogène. Des dispositifs de monitoring sont déployés sur plusieurs sites pyrénéens afin de détecter et caractériser les émissions naturelles d’hydrogène.
Le troisième volet s’intéresse au stockage souterrain sécurisé de l’hydrogène et du CO₂. Les travaux portent notamment sur les interactions physico-chimiques et biologiques dans les réservoirs profonds, l’évaluation des capacités de stockage et l’analyse des processus de diffusion dans les roches argileuses.
AquiBeat combine modélisation, expérimentation et observation de terrain afin de fournir des connaissances essentielles au développement de solutions énergétiques bas carbone. Le projet contribue ainsi à sécuriser l’utilisation durable du sous-sol dans le cadre de la transition énergétique.
Projets ciblés
Projet JPEC (Justice pathways for extractive and critical minerals)
Présentation de Florian Leprovost (BRGM), Alice Moulène Dauba (Université de Pau et des Pays de l'Adour), Ibrahim Sanogo (BRGM).
Le projet JPEC analyse le droit minier comme levier de transition énergétique et de durabilité, aux échelles européenne et internationale. Il s’intéresse aux cadres juridiques qui règlementent l’exploitation des ressources du sous-sol, en explorant notamment les enjeux liés au marché des matériaux critiques, à la mine responsable et à la gestion du sous-sol comme bien commun.
Les travaux du projet abordent les questions de gouvernance, de normalisation, de planification et de contentieux associés aux activités extractives. Ils contribuent à alimenter les réflexions internationales sur la régulation des industries minières, notamment à travers l’organisation de colloques scientifiques et la participation à des réseaux de recherche en droit de l’énergie et du climat. Plusieurs publications sont en cours, dont un ouvrage collectif consacré aux transformations du contrat social entre industries extractives, transition énergétique et décarbonation.
Le projet s’intéresse également aux nouveaux instruments juridiques encadrant les usages du sous-sol, tels que les normes volontaires, les labels environnementaux et sociaux, ou encore les interactions entre analyse du cycle de vie et droit de l’environnement. Ces travaux permettent d’évaluer l’efficacité et la portée normative de ces dispositifs dans la gouvernance minière.
Enfin, JPEC développe une approche prospective du droit minier grâce à la création d’un comité dédié, chargé d’anticiper les évolutions réglementaires nécessaires face aux défis environnementaux et industriels. Un livre blanc est en préparation afin de formuler des recommandations destinées aux décideurs publics et aux institutions européennes, contribuant ainsi à éclairer les politiques publiques relatives aux ressources du sous-sol.
Projet Digital Earth (Terre numérique)
Présentation de François Prognon (BRGM).
Le projet Digital Earth (PEPR sous-sol – PC04) s’inscrit dans une stratégie de transformation numérique des géosciences et vise à améliorer l’accès, la gestion et la valorisation des données géoscientifiques.
Il repose sur le développement d’un environnement numérique de travail (VRE) destiné à centraliser et structurer les données et les codes liés aux sous-sols (au sein du WP2), qui sera mis à la disposition des chercheurs de la communauté. Cet environnement sera enrichi par les travaux de recherche développés au sein des autres WP, qui ne font toutefois pas l’objet de la présente présentation.
Le projet Digital Earth se coordonne avec les autres projets de mise en place de plateformes numériques des PEPR One Water et IRIMA, ainsi qu’avec le projet interne du BRGM (PNI), afin de mutualiser les architectures et les choix technologiques.
L’ensemble de ces projets s’appuie sur les principes des données FAIR et de l’open source. Cette démarche garantit une gestion rigoureuse du cycle de vie des données et contribue à renforcer la souveraineté, la transparence et la reproductibilité des travaux scientifiques.
À terme, l’environnement sera structuré autour d’un orchestrateur capable de consulter et de moissonner des catalogues de données, d’outils et de processus. Il est également prévu d’y associer un module de chargement des données et de transfert de workflows. L’ensemble sera doté d’une interface adaptée aux besoins des utilisateurs et installé sur les infrastructures numériques nationales.
En janvier 2026, un premier prototype, mis en place autour de l’orchestrateur et du catalogue de données, est en service sur les infrastructures du BRGM.
Le cœur de cet environnement numérique de recherche est constitué par l’orchestrateur Galaxy. Afin de moissonner ces catalogues de données publiques (Cupidon, EasyData, etc.), les équipes du BRGM ont développé le Module d’Accès aux Données (MAD). Celui-ci constitue un outil clé facilitant la recherche, le transfert et la réutilisation des données géoscientifiques. Il permet d’accéder à des données hétérogènes et multisources tout en garantissant leur intégrité et leur traçabilité.
Projet InnovTech (Technologies innovantes et durables)
Présentation de Jean Cauzid (Université de Lorraine).
Le projet InnovTech a été représenté par son axe de travail n°2 qui vise à développer des méthodes avancées de caractérisation des minéraux afin d’améliorer la connaissance des ressources et l’efficacité des procédés d’exploitation et de transformation. L’un de ses axes principaux consiste à construire une base de données multiparamétrique de spectres de référence associée à une collection physique d’échantillons, permettant d’identifier et de comparer rapidement la composition de matériaux inconnus.
Les travaux portent notamment sur l’harmonisation des mesures entre différents instruments analytiques, grâce au développement de méthodes de conversion des signaux et d’algorithmes dédiés. Des résultats encourageants ont été obtenus à partir de l’analyse de nombreux minéraux, permettant d’établir des relations quantitatives entre signaux spectrométriques et concentrations chimiques, tout en améliorant la correction des signaux en fonction de l’énergie.
Le projet s’intéresse également à la préparation et à l’échantillonnage des matériaux, enjeux essentiels pour garantir la fiabilité des analyses. Des approches empiriques et multi-échelles sont développées afin d’évaluer les incertitudes liées aux différentes étapes de préparation. Ces travaux mobilisent des analyses chimiques, minéralogiques et tomographiques, appliquées notamment à des minerais aurifères et à des gisements de tungstène.
Les premiers résultats montrent l’importance de prendre en compte l’hétérogénéité des matériaux à différentes échelles afin d’améliorer la représentativité des échantillons. À terme, InnovTech contribuera à fournir des données analytiques robustes, facilitant l’évaluation des ressources minérales et le développement de technologies d’exploitation plus performantes et durables.
Projet LCA-SUB (Evaluation environnementale et la pensée cycle de vie)
Présentation d'Antoine Beylot (BRGM).
Le projet LCA-SUB a pour objectif d’évaluer les impacts environnementaux liés à l’exploitation potentielle du sous-sol français, en s’appuyant sur les méthodes d’analyse du cycle de vie (ACV). Il vise à mieux comprendre les opportunités et les risques environnementaux associés au développement des ressources énergétiques et minérales, tout en améliorant les données et les modèles utilisés dans l’analyse du cycle de vie des ressources.
Plusieurs travaux structurants sont en cours. Une première étude porte sur l’évaluation environnementale des systèmes géothermiques, avec la mise à jour d’un cas d’étude sur le site de Rittershofen et le développement de nouveaux modèles permettant d’intégrer les incertitudes et les interdépendances entre paramètres environnementaux. Une autre étude concerne le stockage géologique du CO₂, avec le développement d’inventaires de cycle de vie spécifiques, la prise en compte des risques de fuite et la construction de modèles numériques rapides reposant sur l’intelligence artificielle pour simuler différents types de réservoirs et scénarios de stockage.
Par ailleurs, le projet explore l’empreinte spatiale et temporelle des activités minières à partir de l’imagerie satellitaire. Ces travaux ont déjà permis de constituer une base de données annotée et de développer des modèles de segmentation d’images appliqués notamment à l’orpaillage, ouvrant des perspectives d’analyse à l’échelle internationale.
Le projet a déjà donné lieu à plusieurs publications scientifiques et à l’organisation d’événements internationaux, contribuant à structurer une communauté scientifique autour de l’évaluation environnementale des ressources minérales. LCA-SUB renforce ainsi les outils d’aide à la décision nécessaires à une exploitation durable et responsable du sous-sol.